13 février 2009

TOUS LES SPECTACLES PROPOSES

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JEUNE PUBLIC - familial à partir de 7 ans :

EMMENE-MOI AU BOUT DU MONDE : conte et théatre d'objet, une histoire au bord de la mer pour continuer de rêver.Pierre Blog N&B.jpg

PERDUS DANS L'AUTRE BOIS : trois contes connus et pourtant... ils viennent se perdre dans les bois et changent de visage.

 

TOUT PUBLIC à partir de 11 ans

LUNE DE MIEL : un voyage initiatique aux rencontres improbables, un conte fantastique d'aujourd'hui.

EROS MENE LA DANSE : mais d'où vient la Barbe Bleue? Un récit en forme de réponse, une proposition poétique.


CONTES DIVERS : formule à la carte de contes du monde entier pour une veillée, un apéro-contes, un repas, une fête,... (contacter Pierre Desvigne)

Plaquette du conteur à télécharger: plaquette-112009.pdf

Photo de Mathieu Bouyer

03 février 2009

EROS MENE LA DANSE

Contes - poésie/slam - chants : Pierre Desvigne

EROS affiche WEB.jpgIl fait peur tant son visage inspire la tristesse et la solitude. Un soir, les couleurs lui reviennent grâce au délicieux secret d’une femme. Cependant ce secret, pour son délice, doit le demeurer.  Cependant, malgré les mises en garde, la curiosité l’emportera.
Il va se retrouver seul, dans une métamorphose instantanée de sa vie vers l’insipide et le chagrin d’une perte irréparable.
Il va partir sur les routes. Ce chagrin lui ouvrira les portes les plus obscures de l’âme jusqu’à faire de lui un être sombre et mélancolique.
Et puis doucement, vêtement par vêtement, le désir, braise souterraine de l’âme va franchir la mort.

Cette histoire est née d’une trilogie assemblée, rassemblée, d’interrogations autour de trois grands contes : la Femme-Daurade, Orphée et Barbe-Bleue. Et si le chemin d’un personnage traversait ces mystères comme autant de métamorphoses successives ? Les noms s’effacent, les contes changent, se teintent d'humour et deviennent contemporains pour se donner en pâture aux oreilles curieuses.

Un spectacle créé avec le soutien du Terrain Neutre Théâtre (Nantes)

Télécharger la fiche technique :ficheEROS.pdf

10 janvier 2009

PERDUS DANS L'AUTRE BOIS

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Contes - flûte ney - oudou : Pierre Desvigne

Rouge-Gorge écoute Renaud sur son MP3, tout en portant du far breton et une bouteille de cidre bio à sa mère-grand.

Blanche et Neige vont devenir deux amies inséparables.

Charles-Henri a peur, très peur... mais de quoi ?

« Lorsque je me promène dans les bois, une chanson de l’enfance revient, revient sans cesse, revient danser au bord des lèvres. Elle est accompagnée par l’image d’une chèvre et le hurlement d’un loup, dans la nuit... »

Ces contes invitent les oreilles à venir se perdre dans la grande forêt comme d’autres se perdent entre les rayons du supermarché, dans les allées du parc d’attractions, dans les sombres ruelles de la jungle urbaine,...
ou bien perdent leurs clefs, leurs illusions, l’appétit, de l’argent, la vie.

S’il n’y avait pas eu de loup, il n’y aurait pas eu de chèvre de Monsieur Seguin.


Télécharger la fiche technique :ficheBOIS.pdf

12 novembre 2008

EMMENE-MOI AU BOUT DU MONDE

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CONTE - CHANTS
Percussions - Flûte ney
raconte l'histoire de Léo, un enfant que l’on surnomme L'Absent parce qu’il passe son temps à rêvasser, depuis que son grand-père est mort.
Dans une île lointaine, il y a une grotte qui abrite une bougie. Pour entrer dans la grotte, il faut ouvrir la trappe d'un puits, avec une clef, afin que le Mangeur de Rêves ne puisse souffler la bougie. Cette clef était toujours dans la poche du grand-père de Léo. Un soir, alors qu’il racontait l’histoire de cette clef à Léo, Léo lui dit que ce sont des mensonges, des contes pour enfants, qu’il n’y croyait plus. Alors, il a pris la clef de son grand-père et l’a jetée par la fenêtre ; dans la rue, le Mangeur de Rêves a attrapé la clef…
Depuis, Léo passe ses journées au bord de la mer à attendre la fin de l’histoire. Il rêve en secret de voyager comme son grand-père, sur un bateau en bois, pour aller au bout du monde.
Un soir, un vagabond vient dîner au restaurant des parents de Léo. Il fume la pipe et porte un grand chapeau noir. Il demande à Léo s’il connaît le Mangeur de Rêves...

"La chaîne tirée, l’ancre levée,
amarres larguée et voiles hissées
hissez hissez hissez haut hissez ha !"

C'est une rencontre : celle du désir avec ses racines, où contes, chansons, percussion et théâtre d’objets se donnent la main.
Un spectacle d'une heure tout public dès 6 ans.

Création lumière d'Anne Bigou.
Affiche réalisée par Frédéric Laé.
Un spectacle co-produit par le Terrain Neutre Théâtre (Nantes) et la Maison de Quartier de Doulon (accoord-Nantes).

Télécharger la plaquette: ficheMONDE.pdf

Visualiser l'album photo: cliquez ici
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07 novembre 2008

LUNE DE MIEL

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CONTE - SLAM
Percussion udu - Chant guttural
A peine marié, le gardien d'un square décide de suivre le rêve étrange qu'il a fait pendant sa sieste:
creuser au pied d'un palmier, sur une île, au beau milieu d'un fleuve bouillonnant.
La lune de miel devient sud-américaine.
Pendant son voyage il va rencontrer un universitaire américain, aveugle, qui cherche un oiseau de feu.
Ils vont s'épauler, ouvrir les oreilles de l'un et les yeux de l'autre quand la lune de miel murmurera son secret.
Lune de miel, c’est un conte initiatique, un aveu d’aveugle, la rencontre inévitable avec la vie. L’histoire commence par un tragique accident, celui du père du conteur. Ce drame va ouvrir une fenêtre, celle d’un dialogue par-delà les frontières, les silences, les absences. Un dialogue qui prend la forme d’un voyage de noce. Un rêve éveillé qui brouille le réel, le transfigure.

Trois paroles vont se chevaucher, se raconter, s'ennivrer au son du ney et du udu : celle du conteur avec son public, celle des personnages avec leurs histoires et celle, magique, gutturale, scandée du mythe d'émergence.

Pour toutes les oreilles dès 11 ans.

Ce spectacle est réalisé avec le regard et les oreilles complices de Nicolas Bonneau
et une mise en lumière d'Anne Bigou grâce au soutien du TNT

Télécharger la plaquette: ficheLUNE.pdf

Lire une critique bienveillante... cliquez là.

C'est un spectacle qui demande un dispositif scénique minimal, et qui peut-être adapté pour une ballade contée (Bibliothèque Triangle à Rennes, en compagnie du flûtiste Armel Roche).

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Un peu plus... pour les gourmands

Avant de venir ici,
j’avais peur d’oublier l’histoire,
de perdre la mémoire,
alors j’ai traversé l’immensité de la terre sur un nuage de pierre.
Pour de venir ici,
j’ai pris mon sac, un roseau, une poterie et des mots
et je suis monté dans un cheval de fer et,
ensemble,
nous avons doublé des géants gris qui tournoyaient dans un ciel métallique.
Pour venir ici,
j’ai mis mes pas dans ceux des autres.
Sous terre, entassés dans un ver,
nous avons traversé l’immensité de la ville,
et je suis ressorti par sa bouche.
La lumière aveuglante du soleil a chassé les ténèbres.

Au début, il n’y avait rien.
Il n’y avait rien que les ténèbres à la surface de l’abîme.
Ces ténèbres contenaient la somme de toutes les existences possibles.
Big Bang !
Kronos éventre la terre sa mère
arrache le sexe du ciel son père
chasse ses frères, ses sœurs
règne en tyran titan sur le monde.
Par peur du temps,
il engloutit la vie à pleines dents,
dévore tous ses enfants
sauf le petit dernier,
ADN caché plein de lumière.
D’un regard, il foudroie son père qui s’écrie :
« Malheur, malheur, j’ai croisé la mort à l’hôpital, elle me regardait d’un air menaçant ! »

Hôpital
Fin de l’automne, décembre qui sonne.
Je suis dans une chambre de réanimation
TUT ! TUT ! TUT !
Un homme allongé dans un lit métallique
Un homme pris dans du froid
Un homme planté de tuyaux, sondes et comptes gouttes
Cet homme, que je reconnais à peine, c’est mon père.
Le coma donne une image ordonnée de l’être,
un avant-goût de la mort,
un autre aperçu de la vie,
fragile, vulnérable,
comme une coupe de cristal sortie des fours du Creusot
Mon père ici, éclatant de vérité
comme je ne l’ai jamais connu
sans masque, trompettes et trompe-la-mort
mon père nu.
Et moi,
impuissant,
bouleversé,
secoué par l’abrupte réalité,
par la brutalité du temps.
La vie nue à travers des larmes.
La vie bannie derrière un rideau.
La mort voilée au soleil, à la pluie et aux oiseaux.

Derrière le rideau tiré de la chambre,
il y a une fenêtre fermée,
derrière la vitre embuée,
il y a un parc.
Un parc dans l’hiver,
arbres nus pétris de silence,
rosiers taillés à ras,
et passants pressés de traverser cette solitude grise.
Une allée conduit à un arbre vêtu de quelques feuilles
–  un ginkgo biloba en robe de noce.
Arbre aux quarante écus,
arbre de la préhistoire de nos mémoires,
il semble, à lui seul, gouverner le monde par le chatoiement radieux de ses feuilles d’or.
Au pied de l’arbre, il y a un banc vert écaillé.
Sur ce banc, une petite fille est assise - elle regarde les feuilles qui tombent
une à une
de l’arbre
elles tombent sur ses épaules
elles tombent sur ses genoux
à ses pieds
une pluie lumineuse et silencieuse
Entre le tourbillon léger des feuilles, se glisse une valse de papillons ivres.
La petite fille tend son index.
Un papillon vient se poser.
Elle le porte à son oreille attentive.
Je me surprends à parler tout haut :
- C’est qui cette petite fille sur le banc avec des papillons sur les doigts ?
- La fille de Grégoire Lenfant.
- Papa ?
Non, celui qui me répond, c’est le médecin qui vient contrôler la tuyauterie, ajuster les machines.
TUT ! TUT ! TUT !
Il sort.
Je prends la main de mon père…


Le visuel de l’affiche a été réalisé par Jean-Louis Pors - cole_o_nell@hotmail.com